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Le burn out familial et parental

Mis à jour : 3 nov. 2020


Article rédigé par Lionel PIRES, Thérapeute.


Les burn out non professionnels

Le terme « burn out » est communément utilisé pour désigner le syndrome de l'épuisement professionnel.


Or, il existe deux autres types de burn out à part entière : le burn out parental et le burn out familial.

  • Le burn out parental

Le burn out parental est un syndrome de stress chronique affectant les parents n'ayant pas d'autres ressources pour le compenser. C'est une affaire d'accumulation.

Ce burn out touche particulièrement les mamans, mais contrairement à ce que l'on pourrait croire les papas aussi sont touchés. Son origine vient de la relation parent-enfant. Il peut survenir à tout âge de la vie de l'enfant, mais il ne doit surtout pas être confondu avec le baby blues ou la dépression post-partum, qui elles sont directement liées à la naissance même du nourrisson, et non au stress chronique que vivent les parents en éduquant leur enfant.


Les symptômes caractéristiques principaux sont les suivants :

  • L'épuisement dans le rôle de parent : c'est généralement le premier symptôme à apparaître. Cet épuisement peut-être de l'ordre physique (fatigue intense ressentie, malgré une bonne hygiène de vie), émotionnel (avoir l'impression de ne plus en pouvoir, d'être au bout du rouleau, de se sentir vidé) et/ou cognitif (ne plus arriver à aligner deux pensées cohérentes, avoir du mal à réfléchir, oublier des choses...).

  • La perte de plaisir et la saturation dans le rôle de parent : le parent n'en peut plus d'être parent, tout simplement, et ne trouve plus aucun plaisir à s'occuper de son enfant.

  • La distanciation affective avec ses enfants : le parent fait le minimum syndical envers ses enfants (le conduire à l'école, l'habiller, le nourrir, le coucher etc.). Il s'enfonce dans une routine de fondamentaux et n'en sort plus. Il n'est plus investi comme auparavant avec ses enfants (il les écoute distraitement, s'implique moins dans leur éducation, leur accorde moins d'importance, les délaisse...). En bref, le parent ne s'investi plus ou peu dans sa relation avec ses enfants.

  • La prise de conscience du contraste : le parent se rend compte, en prenant du recul, qu'il n'est ni le parent qu'il voulait être, ni le parent qu'il a un jour été. Un sentiment de honte et de culpabilité apparaît alors.

Les conséquences d'un tel burn out peuvent être dévastatrices. Elles peuvent toucher toutes les sphères du foyer :

  • Le parent : des problèmes de santé peuvent survenir dû au stress chronique et aux moyens de le compenser (perte ou prise de poids excessives due à une alimentation déséquilibrée), des problèmes d'addiction pour fuir le quotidien (alcool, drogues en tous genres...) etc.

  • Le couple : des conflits peuvent apparaître, une mauvaise ambiance peut s'installer à la maison due à l'irritabilité du parent souffrant du burn out, et au pire cela peut se terminer par un divorce.

  • L'enfant : une négligence poussée de l'enfant peut se développer, comme ne plus ou peu s'occuper de son hygiène, de son confort ou de son bien-être. Dans les cas les plus graves, le parent devient violent envers son enfant.

Il existe des solutions pour se sortir (ou mieux, ne pas y entrer) d'un burn out parental :


  • Ne pas idéaliser le rôle de parent : c'est le meilleur moyen d'être déçu et de se prendre la dure réalité de plein fouet. Tout n'est pas rose dans la parentalité, et comme toute situation dans la vie, il y a du positif et du négatif. Le ressenti de chacun étant différent et unique, ce positif et ce négatif va varier selon les parents (une maman va peut-être mal vivre de changer les couches de son nourrisson, tandis que cela ne dérangera absolument pas une autre, au contraire).

  • Repérer les facteurs de stress et les atténuer/contrebalancer : l'éducation d'un enfant s'accompagne obligatoirement de facteurs de stress (perfectionnisme envers son enfant, problèmes engendrés dans le couple, problèmes financiers, n'avoir personne pour garder son enfant de temps en temps etc.) propres à chaque ménage. Il s'agit ici de trouver des ressources pour atteindre un équilibre dans sa vie : avoir des horaires de travail souples, pouvoir confier son enfant à ses amis ou sa famille pour souffler de temps en temps, s'appuyer sur son conjoint pour l'éducation de l'enfant et sur la force du couple...

  • Garder son identité : en effet, il est facile une fois parent de s'investir à fond dans ce nouveau rôle, quitte à en perdre petit à petit son identité et ce qui faisait de nous ce que nous étions avant d'être parents. L'idéal est de concilier sa nouvelle vie de parent avec ses vies personnelles et professionnelles, sans qu'elle prenne le pas sur les autres. Le but est d'arriver à une harmonie entre tous les rôles de notre vie.

  • S'entourer : il y a plusieurs moyens de s'entourer, et pas seulement avec sa famille et/ou ses amis. On peut tisser des liens avec d'autres parents (dans son immeuble, à l'école, à son travail, dans des associations etc.) pour s'échanger des services (gardes d'enfants), s'organiser des sorties communes pour s'aérer, évacuer le stress et occuper son enfant avec les enfants des autres ce qui permet de souffler. Aussi, lorsqu'on est en burn out, il est important d'aller voir un professionnel (psychopraticien, psychiatre...) qui vous accompagnera et vous aidera à trouver les ressources pour surmonter votre situation.

  • Le burn out familial

Contrairement au burn out parental (qui trouve sa source dans la relation parent-enfant), le burn out familial trouve lui sa ou ses source(s) à l'extérieur du foyer :

  • La pression de la société : ce sont toutes les idées reçues avec lesquelles nous vivons depuis notre plus tendre enfance et qui codifient nos comportements. Exemples : un bébé doit absolument dormir dans sa chambre ; il faut avoir de bons résultats à l'école sinon on n'aura pas un bon métier plus tard.

  • La pression du cercle amical : c'est tout ce que les amis disent aux parents par rapport à leur façon d'élever leurs enfants, qu'ils soient eux-mêmes parents ou pas. Exemple : « Je n'aurais jamais toléré une telle attitude de la part du mien » ou encore « Je ne lui permets jamais de regarder la télévision la semaine ».

  • La pression du cercle familial : elle est très similaire à celle du cercle amical au niveau des réflexions et des remarques, mais elle est souvent plus puissante du fait qu'en général, ce sont des personnes plus âgées (oncles, tantes...), plus influentes (père, mère...) et avec beaucoup plus d'expérience au niveau de la parentalité (ce qui ne veut absolument pas dire que leurs conseils ou leurs façons de voir les choses seront plus avisés ou meilleures).

  • La pression du travail : horaires difficiles, métier stressant, managers difficiles (exigeants, injustes, parfois harceleurs...), enjeux financiers, tout cela pèse sur le moral et le physique d'un parent, ce qui influe indirectement sur sa vie de famille.

  • La pression de l'école : elle concerne évidemment les enfants : le style d'habillement, les moqueries des copains, les résultats scolaires, les premiers amours, parfois même le harcèlement, racket etc.

Ce burn out familial se manifeste ensuite dans les relations entre tous les membres de la famille : parents-enfants, enfants-enfants, mari-femme. Les relations se dégradent doucement mais sûrement, l'ambiance devient mauvaise et très vite le cocon familial devient irrespirable et pour finir invivable. Les familles victimes de se burn out se sentent mieux loin de chez eux (au travail, chez des amis) que dans leur propre foyer.

Les conséquences sont sensiblement identiques à celles du burn out parental.

Les solutions pour s'en sortir sont également sensiblement identiques, à ceci près que l'on peut également s'appuyer sur ses enfants en leur déléguant des choses à faire : des lessives par exemple lorsqu'ils sont en âge de les faire, ou bien encore leur laisser faire la cuisine une fois par semaine pour toute la famille (quelque chose qu'ils aiment, bien entendu). Et évidemment : lâcher du lest avec ses enfants, tout en maintenant un cadre : ce n'est pas grave si leur chambre est mal rangée par exemple, tant qu'ils la rangent une fois par semaine minimum.


Article rédigé par Lionel PIRES, psychopraticien.

www.lioneltherapeutemeudon.fr

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Sabrina LOPES  - Sophrologue certifiée de l'Académie de Sophrologie de Paris 

Enseignement figurant au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)

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